Pour moi, l'escalade est une passion, c'est ma philosophie de la vie.
Avant je pratiquais le judo, c'est seulement à l'âge de 8 ans que j'ai commencé l'escalade, j'ai très vite progressé, je me suis perfectionné et maintenant, j'ai atteins un excellent niveau grâce à Thierry, mon entraîneur.
De plus, j'ai acquis une certaine expérience de part la musculation que je pratique en dehors de l'escalade, ce qui m'est très bénéfique afin d'améliorer ma puissance et ma résistance musculaire. Je pense qu'il est important, dans tous les sports de pratiquer la musculation, c'est ce qui permet, avec le temps, de se construire physiquement et mentalement afin de progresser dans un domaine sportif quelconque, de même, chacun doit adapter son entraînement à sa propre personne.
L'escalade libre peut se pratiquer aussi bien encordée qu'en solo, c'est à dire que l'on n'utilise aucun camp artificiel et uniquement les prises du rocher.
Pour moi, le solo, c'est l'escalade suprême, c'est à dire qu'il n'y a aucun moyen d'aide, tu passe en libre et sans aucune assurance, il faut avoir une super concentration et le moindre faux mouvement ou équilibre ou si tes bras tétanisent, c'est la chute.
De plus, le solo intégral est un engagement total, physique, psychologique et pour moi, c'est vraiment l'escalade que j'aime le mieux pratiquer.
La tétanisation, c'est quand tu fais un mouvement en continu, il te faut une oxygénation des muscles sinon ils ne répondent plus. Au bout d'une longueur ou tu est suspendu sur les doigts, si tu a une mauvaise oxygénation, si tu n'a pas une bonne respiration, tu as les muscles qui se gonflent, tu as les doigts qui s'ouvrent et tu ne peut plus rien faire ou alors la seule chose quand ça arrive, c'est d'essayer de trouver des points de repos, de charger au maximum tes pieds, de mettre tout le poids de ton corps sur tes pieds et simultanément, tu soulage un bras puis l'autre et ça ce remet en place car le sang circule mieux et tu récupère comme ça en basant ta concentration sur ta respiration et ça te permet de repartir.
Dans l'escalade, tu peut pas te permettre par rapport à la vision qu'il y a des prises de faire des mouvements logiques, quand ça devient très dur, tu es obligé d'aller très vite et ce qu'il faut, c'est d'avoir une bonne vision des prises et après, il faut laisser faire ton intuition, ton instinct, te laisser aller de prises en prises, ton corps qui a l'habitude de grimper assimile les équilibres très vite et tu vas d'équilibres en équilibres.
Ce qui est le plus important d'après moi aussi en escalade, c'est quand même la façon dont tu passe, le but, c'est pas de passer un passage crispé sur des prises, de se crisper, ça n'a aucun intérêt, l'intérêt justement, c'est d'être le plus esthétique, le plus harmonieux possible, en fait, c'est une expression corporelle au même titre que la danse sauf que la chorégraphie est indiquée par les prises, c'est l'opéra vertical.
Je pense qu'il faut avoir un entraînement, disons une capacité physique très importante, puissance, endurance, une très bonne souplesse, une bonne vision des prises, du passage mais en solo, c'est certains que la chose primordiale, c'est la concentration, si à un moment, tu te déconcentre pendant deux ou trois secondes, tu peut louper un mouvement et te casser la gueule.
Mais il faut que les gens comprenne que le solo, c'est très dangereux, c'est ta vie qui est en jeu, c'est ta vie qui en dépend et que nous, on a beaucoup d'expérience, donc on est préparés pour ça.
Tu peut pas disons prévoir quelques jours à l'avance et dire tel jour je vais faire du solo, c'est impossible, tu grimpe une journée et il y a un moment ou tu te sent très bien moralement, physiquement et ce jour là et bien du passe au pied d'une voie, tu as envie de la faire en solo et tu la fais en solo, c'est une chose qui ne se commande pas, c'est un besoin que tu ressent et tant que tu ressent ce besoin, tu y vas.
Il faudrait pas que les gens mystifient le personnage, je pense qu'on a rien de plus que les autres, c'est une passion, on la travaille, en la travaillent, on devient peut – être plus fort mais bon voilà, on est tout a fait normaux, tous les gens qui pratiquent l'escalade à ce niveau sont tout a fait normaux et il faudrait pas non plus qu'ils croient qu'on a une vie de moine ou qu'on est des fous.
Il y a une chose aussi très importante en escalade, il faut en parler, plus que l'entraînement, c'est la motivation parce que d'être motivé au pied du rocher, c'est ce qui fait que tu grimpe bien.
Le gaz, c'est le vide, c'est la hauteur à laquelle tu te situes sur une paroi et qui fait qu'en bas, il y a du gaz et du vide et c'est beaucoup plus difficile car au niveau concentration, c'est plus du tout la même notion des équilibres et plus la même notion d'engagement et c'est beaucoup plus dur sur le plan moral de te concentrer en sachant que tu est complètement engagé. Ce qui est intéressant dans le solo, c'est le fait que ta vie soit en danger, ça motive ta concentration, c'est normal je pense qu'on ait peur, c'est ce qui t'attire si tu veux, tu as une notion de peur qui rentre en jeu c'est certains, et ce qui est plaisant, c'est d'arriver à la dominer. Tant que tu es en solo de toute façon, il faut faire abstraction complète du gaz, c'est-à-dire que tu n'y penses absolument plus, tu es tellement concentré par tes mouvements, par le fait de ne faire aucune erreur que le gaz, tu n'y penses absolument plus, tu y pense uniquement quand tu es encordé ou quand tu t'arrête à un relais ou en solo quand tu te repose, là, tu prends conscience de l'élément où tu es, du vide qu'il y a, mais sinon, c'est un truc qu'il faut faire abstraction complètement, ça te bloque, tu n'arrive pas à faire des mouvements très durs et ce qui est grisant, c'est le fait de savoir qu'il y a cette ambiance là derrière et qui fait que volontairement, on se met dans cette ambiance, c'est sur que ça n'a plus d'engagement, plus d'intérêt.
Avant je pratiquais le judo, c'est seulement à l'âge de 8 ans que j'ai commencé l'escalade, j'ai très vite progressé, je me suis perfectionné et maintenant, j'ai atteins un excellent niveau grâce à Thierry, mon entraîneur.
De plus, j'ai acquis une certaine expérience de part la musculation que je pratique en dehors de l'escalade, ce qui m'est très bénéfique afin d'améliorer ma puissance et ma résistance musculaire. Je pense qu'il est important, dans tous les sports de pratiquer la musculation, c'est ce qui permet, avec le temps, de se construire physiquement et mentalement afin de progresser dans un domaine sportif quelconque, de même, chacun doit adapter son entraînement à sa propre personne.
L'escalade libre peut se pratiquer aussi bien encordée qu'en solo, c'est à dire que l'on n'utilise aucun camp artificiel et uniquement les prises du rocher.
Pour moi, le solo, c'est l'escalade suprême, c'est à dire qu'il n'y a aucun moyen d'aide, tu passe en libre et sans aucune assurance, il faut avoir une super concentration et le moindre faux mouvement ou équilibre ou si tes bras tétanisent, c'est la chute.
De plus, le solo intégral est un engagement total, physique, psychologique et pour moi, c'est vraiment l'escalade que j'aime le mieux pratiquer.
La tétanisation, c'est quand tu fais un mouvement en continu, il te faut une oxygénation des muscles sinon ils ne répondent plus. Au bout d'une longueur ou tu est suspendu sur les doigts, si tu a une mauvaise oxygénation, si tu n'a pas une bonne respiration, tu as les muscles qui se gonflent, tu as les doigts qui s'ouvrent et tu ne peut plus rien faire ou alors la seule chose quand ça arrive, c'est d'essayer de trouver des points de repos, de charger au maximum tes pieds, de mettre tout le poids de ton corps sur tes pieds et simultanément, tu soulage un bras puis l'autre et ça ce remet en place car le sang circule mieux et tu récupère comme ça en basant ta concentration sur ta respiration et ça te permet de repartir.
Dans l'escalade, tu peut pas te permettre par rapport à la vision qu'il y a des prises de faire des mouvements logiques, quand ça devient très dur, tu es obligé d'aller très vite et ce qu'il faut, c'est d'avoir une bonne vision des prises et après, il faut laisser faire ton intuition, ton instinct, te laisser aller de prises en prises, ton corps qui a l'habitude de grimper assimile les équilibres très vite et tu vas d'équilibres en équilibres.
Ce qui est le plus important d'après moi aussi en escalade, c'est quand même la façon dont tu passe, le but, c'est pas de passer un passage crispé sur des prises, de se crisper, ça n'a aucun intérêt, l'intérêt justement, c'est d'être le plus esthétique, le plus harmonieux possible, en fait, c'est une expression corporelle au même titre que la danse sauf que la chorégraphie est indiquée par les prises, c'est l'opéra vertical.
Je pense qu'il faut avoir un entraînement, disons une capacité physique très importante, puissance, endurance, une très bonne souplesse, une bonne vision des prises, du passage mais en solo, c'est certains que la chose primordiale, c'est la concentration, si à un moment, tu te déconcentre pendant deux ou trois secondes, tu peut louper un mouvement et te casser la gueule.
Mais il faut que les gens comprenne que le solo, c'est très dangereux, c'est ta vie qui est en jeu, c'est ta vie qui en dépend et que nous, on a beaucoup d'expérience, donc on est préparés pour ça.
Tu peut pas disons prévoir quelques jours à l'avance et dire tel jour je vais faire du solo, c'est impossible, tu grimpe une journée et il y a un moment ou tu te sent très bien moralement, physiquement et ce jour là et bien du passe au pied d'une voie, tu as envie de la faire en solo et tu la fais en solo, c'est une chose qui ne se commande pas, c'est un besoin que tu ressent et tant que tu ressent ce besoin, tu y vas.
Il faudrait pas que les gens mystifient le personnage, je pense qu'on a rien de plus que les autres, c'est une passion, on la travaille, en la travaillent, on devient peut – être plus fort mais bon voilà, on est tout a fait normaux, tous les gens qui pratiquent l'escalade à ce niveau sont tout a fait normaux et il faudrait pas non plus qu'ils croient qu'on a une vie de moine ou qu'on est des fous.
Il y a une chose aussi très importante en escalade, il faut en parler, plus que l'entraînement, c'est la motivation parce que d'être motivé au pied du rocher, c'est ce qui fait que tu grimpe bien.
Le gaz, c'est le vide, c'est la hauteur à laquelle tu te situes sur une paroi et qui fait qu'en bas, il y a du gaz et du vide et c'est beaucoup plus difficile car au niveau concentration, c'est plus du tout la même notion des équilibres et plus la même notion d'engagement et c'est beaucoup plus dur sur le plan moral de te concentrer en sachant que tu est complètement engagé. Ce qui est intéressant dans le solo, c'est le fait que ta vie soit en danger, ça motive ta concentration, c'est normal je pense qu'on ait peur, c'est ce qui t'attire si tu veux, tu as une notion de peur qui rentre en jeu c'est certains, et ce qui est plaisant, c'est d'arriver à la dominer. Tant que tu es en solo de toute façon, il faut faire abstraction complète du gaz, c'est-à-dire que tu n'y penses absolument plus, tu es tellement concentré par tes mouvements, par le fait de ne faire aucune erreur que le gaz, tu n'y penses absolument plus, tu y pense uniquement quand tu es encordé ou quand tu t'arrête à un relais ou en solo quand tu te repose, là, tu prends conscience de l'élément où tu es, du vide qu'il y a, mais sinon, c'est un truc qu'il faut faire abstraction complètement, ça te bloque, tu n'arrive pas à faire des mouvements très durs et ce qui est grisant, c'est le fait de savoir qu'il y a cette ambiance là derrière et qui fait que volontairement, on se met dans cette ambiance, c'est sur que ça n'a plus d'engagement, plus d'intérêt.

